23 septembre 2025

Article – La traduction, hier, aujourd’hui et demain : ISM Interprétariat célèbre sa journée internationale

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Chaque 30 septembre, nous célébrons la Journée internationale de la traduction, en hommage à Saint Jérôme de Stridon, un érudit du IVe siècle. Cette date correspond à la date d’anniversaire de son décès. Célèbre pour avoir traduit la Bible du grec et de l’hébreu en latin (Vulgate), il est considéré comme le Saint patron des traducteurs et l’un des quatre pères de l’Eglise Latine.

Pour Anthony Burgess, musicien et linguiste britannique « la traduction, ce n’est pas seulement une question de mots : il s’agit de rendre intelligible toute une culture ». Derrière cette définition se cache une réalité bien plus riche et une profession qui a dû se réinventer à travers les siècles.

« Traduire d’une langue dans une autre est le plus délicat des exercices intellectuels ; en comparaison, les autres devinettes, du bridge au casse-tête, semblent triviaux et vulgaires. Prendre un morceau de grec et le traduire en anglais sans en perdre une miette, quel exercice délicieux ! »

Cyril Connelly, écrivain et critique littéraire britannique

De la Septante à nos jours, le métier de traducteur au fil du temps 

Bien plus d’une évolution technique, l’histoire de la traduction est marquée par des bouleversements religieux, politiques, culturels et technologiques depuis 3000 avant Jésus Chris (J.C).

Elle débute avec des textes comme l’Epopée du Gilgamesh vers -2000 à Babylone et s’intensifie avec la Septante : traduction de la Bible de l’hébreu au grec à Alexandrie (IIIe-IIe siècle avant J.C). Cicéron, célèbre homme d’Etat aux multifonctions, prônait déjà la traduction du sens plutôt que du mot à mot. C’est une approche reprise par Saint Jérôme avec la Vulgate qui devint la référence chrétienne pour des siècles (IVe siècle avant J.C).

Du IVe au XIXe siècle, la traduction évolue d’une activité religieuse vers une profession influencée par la politique et la technique. La Renaissance et l’imprimerie favorisent sa professionnalisation, tandis que les Lumières en font un vecteur d’échanges intellectuels.  Puis la pratique s’est industrialisée avec la standardisation les méthodes de traduction, souvent au détriment des exigences des traducteurs.

 

L’ère de l’intelligence artificielle dans le domaine de la traduction 

Un siècle plus tard, la mondialisation et les avancées technologiques, notamment avec la création des institutions internationales ont mis en avant le besoin d’institutionnaliser les pratiques de traduction et d’interprétation. De nos jours, les outils modernes comme DeepL ou Google Translate et récemment l’arrivée de l’intelligence artificielle (IA), la traduction est à portée de mains pour tous. Ceci dit l’expertise humaine reste indispensable pour les textes complexes, techniques, créatifs, et avec des nuances culturelles. Ce qui fait du traducteur, un médiateur interculturel que ces technologies de plus en plus sophistiquées ne peuvent tout de même pas remplacer.  

Pour mieux comprendre ce rôle essentiel et découvrir le quotidien d’un projet de traduction, intéressons-nous au parcours de Sarah, cheffe de projets au sein du service des Traductions écrites chez ISM Interprétariat. Elle coordonne chaque jour les missions de traduction et fait le lien entre clients et traducteurs.

« L’intelligence artificielle permet de réaliser les traductions plus rapidement et à moindre coût. Quand on parle de traduction, on parle de langue. Une langue est vivante, elle n’est pas statique, elle se meut au fil du temps. Une langue ne se limite pas à un vocabulaire, à une succession de mots, elle reflète une culture et une vision du monde. C’est à ce niveau que l’on trouve des nuances et des subtilités que la machine peine à repérer et à traduire correctement – l’humain reste donc l’acteur principal. »

— Sarah, cheffe de projets au service des traductions chez ISM Interprétariat

La traduction… pourquoi ce choix ? Comment exercer dans ce domaine ? 

Notre collègue explique que les études dans ce domaine débutent par une licence en Langues Etrangères Appliquées (LEA) , en Langues, littératures, civilisations étrangères et régionales (LLCER) ou par une école spécialisée comme l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) 

Elle-même a suivi une Licence en Administration Economique et Sociale (AES), avant un master en traduction, puis a choisi la gestion de projet pour son rôle de médiation entre les langues et les cultures. Chez ISM Interprétariat, elle est passionnée par la diversité des documents, les échanges constants avec les traducteurs et l’enrichissement auprès d’équipes engagées. 

Sarah souligne que les traducteurs se spécialisent dans un domaine précis (juridique, médical, technique, etc.). Ils travaillent en agence, en organisation internationale ou tant que freelance. Leurs missions : adapter le vocabulaire, la structure des phrases et les subtilités culturelles pour restituer le texte le plus fidèlement possible. 

Le chef de projets, quant à lui, est l’intermédiaire entre les clients et les traducteurs. Il assure le bon déroulement du projet de traduction, du devis à la facturation. Ce rôle exige rigueur, flexibilité et proactivité, dans un contexte souvent imprévisible : les délais, les indisponibilités des traducteurs par exemple. Un chef de projets a également la charge de la relecture des traductions vers le français. Parfois, il lui arrive de mettre en page certains fichiers — à condition que la maquette ne soit pas trop complexe et facilement exploitable.  

« L’une des principales difficultés reste l’incertitude. En théorie, chaque étape de vie d’un projet est clairement délimitée, mais dans les faits, elle demande une grande capacité d’adaptabilité. C’est ce qui rend ce métier passionnant : il faut faire preuve de créativité pour trouver des solutions et surtout, mobiliser son bon relationnel pour cocréer avec les clients et les traducteurs, afin de transformer chaque défi en opportunité. »

— Sarah, cheffe de projets au service des traductions chez ISM Interprétariat 

Comment se déroule un projet de traduction Chez ISM Interprétariat ? 

Tout débute par une demande de traduction auprès du service. A partir de ce stade, le chef de projets chez ISM Interprétariat va suivre ces étapes cruciales :  

  • 1ère étape Réception et analyse du document 
  • 2ème étape Elaboration du devis et de sa validation par le client 
  • 3ème étape Attribution au traducteur spécialisé 
  • 4ème étape Suivi, relecture, contrôle qualité 
  • 5ème étape Livraison et facturation du projet 
  • 6ème étape Evaluation et archivage du projet 

Les termes techniques en Traduction écrite, le cas du « foisonnement » 

À l’instar d’autres professions, la traduction dispose de son propre lexique. Ces termes techniques sont utilisés pour permettre aux traducteurs, chefs de projet et relecteurs d’exercer avec précision en parlant le même langage. Parmi ces eux, on peut citer : la langue source (langue originale), langue cible (langue dans laquelle il faut traduire), ou encore le foisonnement 

Traduire un texte de l’anglais au français, c’est avoir un texte en français plus long que le texte original car le français utilise beaucoup plus de mots. Le foisonnement, c’est la réduction ou l’augmentation de la longueur entre le texte source (original) et le texte cible (traduit). Il est exprimé en pourcentage, on parle alors de pourcentage de foisonnement.  

La traduction chez ISM Interprétariat 

Le service des traductions écrites d’ISM Interprétariat propose un ensemble de prestations : 

  • Traduction (simple, agréée et certifiée), 
  • Révision et relecture, 
  • Sous-titrage, 
  • Transcription, 
  • Mise en page.   

Ces prestations s’adressent aussi bien aux particuliers qu’aux institutions et organismes publics (Aide Sociale à l’Enfance, OFPRA, Coallia, etc.).  Le service couvre plus de 80 langues et s’appuie sur des traducteurs spécialisés et reconnus notamment dans les domaines de la santé, de l’asile, du médico-social, du juridique et de la culture. 

 

🌍 Le saviez-vous ? 

  • Le livre le plus traduit au monde : c’est la Bible qui est traduite dans plus de 3 700 langues et une traduction complète dans environ 700 langues et dialectes ; 
  • En termes de littérature non religieuse, le livre le plus traduit au monde est, selon Babel, Le Petit Prince, d’Antoine de Saint Exupéry. Il est traduit dans environ 300 langues ; 
  • L’auteur le plus traduit : Agatha Christie, ses œuvres sont traduites dans plus de 100 langues ; 
  • Agatha Christie, Jules Verne et William Shakespeare sont, selon les registres de l’UNESCO (Index Translationum), les trois auteurs les plus traduits au monde. 
  • L’alphabet arménien et albanien ont été inventé par des traducteurs : Mesrop Machtots. A juste titre, les frères Cyrille et Méthode ont inventé l’alphabet glagolitique, le plus ancien alphabet slave qui a donné naissance à l’alphabet cyrillique
  • Le marché de la traduction devrait connaître une croissance de 2,60 % par an pour atteindre près de 47,21 milliards de dollars d’ici 2030 (Selon Globe News Wire). 

 

« Les écrivains font la littérature nationale et les traducteurs font la littérature universelle. »

— JoséSaramago, écrivain et journaliste, Prix Nobel de littérature portugais

 

 

➡️ Pour célébrer cette journée à venir, ISM Interprétariat organise une série de temps forts. Pour ne rien rater, suivez-nous sur notre compte Instagram.    

Bonne Journée internationale de la traduction ! 🌍✨