D’après notre collègue Ahmed Galal, interprète en arabe.
En quatre épisodes, chaque mardi jusqu’au 21 avril : le sens des prénoms, la composition des prénoms (en deux parties) et le masculin/féminin des prénoms.

Ce qui est commun aux prénoms arabes c’est la présence d’un sens. Ce sens est tantôt immédiat, tantôt dérivé.

L’ancien président égyptien Nasser est (beauté) par son prénom “Gamal”. Le prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz se prénommait (intègre) par le prénom et (bien gardé, protégé) par le nom de famille. Et quand le prénom n’est pas un nom commun, il rappelle souvent une célébrité, une tribu, une ville.

Si des enfants français portent parfois les prénoms de “Louis” ou de “Henri”, on voit également par exemple nombre de “Mohamed“, “Ahmed“, “Riyad” ou encore “Khaled” à travers le monde arabe.

Un prénom qui en dévoile des choses

Les mots formés sur le modèle verbal de فَعّال indiquant une action répétée évoquent souvent un métier ; c’est une forme sémitique ; d’où un nombre important de familles arabes ou juives portent un nom sur ce modèle, comme “Haddad” (forgeron), “Dabbagh” (teinturier), “Hallaq” (barbier), “Ammar” (maçon), “Dahhan” (peintre).

Cela rappelle quelques célébrités des arts et des médias en France :
  • Jean-Pierre Elkabbach (éleveur de moutons ou berger), journaliste et éditorialiste sur la radio Europe 1 et la chaîne de télévision Cnews.
  • Pierre Sabbagh (peintre en bâtiment ou teinturier), personnalité de la télévision française des années cinquante aux années quatre-vingt-dix.
  • René Khayat (tailleur), avocat connu au Québec

Mardi prochain : la composition du prénom