C’est une histoire vraie que nous vous racontons ce matin, mais qui a tout du scénario de film d’action, mêlant les Etats-Unis, l’Irak, l’Iran et le Liban.
Comme le rapporte le journal Ouest-France (avec un jeu de mot), Mariam Taha Thompson, traductrice américaine vient d’être traduite en justice. Travaillant pour les Etats-Unis, elle est accusée d’avoir transmis des informations classées confidentielles à son amoureux libanais et dont le neveu est un militant actif du Hezbollah. Le Hezbollah libanais, proche de l’Iran, est classé organisation terroriste par les Etas-Unis.
Depuis décembre, Mariam Taha Thompson était traductrice pour les forces spéciales américaines à Erbil dans le Kurdistan irakien. Sans en avoir besoin pour ses missions de traduction, elle a consulté les dossiers d’informateurs locaux renseignant les Etats-Unis.
Dans le même temps, la tension grandissait entre les Etats-Unis et l’Iran, avec notamment le meurtre du général iranien Qassem Soleimani.
Soupçonneux, fin février, le FBI a perquisitionné à son domicile et a découvert une note manuscrite en arabe avec les noms des informateurs irakiens et leurs numéros de téléphone. Mariam Taha Thompson a reconnu, la semaine dernière devant les juges américains, avoir consulté les fichiers confidentiels, mémorisé les informations et écrit une note à destination de l’homme libanais dont elle était amoureuse.
La justice américaine doit désormais déterminer si elle avait conscience ou non des liens entre cet homme et le Hezbollah. Si elle est reconnue coupable, Mariam Taha Thompson encourt la prison à vie. Voire la peine de mort s’il apparaît que les noms transmis ont entraîné la mort d’un de ces informateurs.
Une info partagée par notre collègue Saïd Nemsi, interprète en arabe.