À voir au cinéma : Tu mourras à 20 ans

Soudan, province d’Aljazira, de nos jours. Peu après la naissance de Muzamil, le chef religieux du village prédit qu’il mourra à 20 ans. Le père de l’enfant ne peut supporter le poids de cette malédiction et s’enfuit. Sakina élève alors seule son fils, le couvant de toutes ses attentions. Un jour, Muzamil a 19 ans….

Ce film, qui sort ce mercredi en salles, est inspiré d’une nouvelle de l’écrivain et activiste soudanais Hammour Ziada, et est porteur du souffle cinématographique soudanais qui émerge, après trente ans de régime islamique avec le président Omar Al-Bashir, qui considérait les arts comme une menace au pouvoir.

“Le film montre comment une forte croyance peut affecter la vie des gens – et la façon dont cette foi peut être instrumentalisée politiquement”, retrace son réalisateur Amjad Abu Alala, dont c’est le premier film et qui a tourné directement au Soudan, au sud de Khartoum, dans le village de son père.
Proposé au Festival du Film de Venise, Tu mourras à 20 ans a remporté le prix du « Lion du Futur » et a été nommé « film africain le plus influent du festival ».
Une info partagée par notre collègue, Aamir Bashir, interprète en arabe

À voir au cinéma : Un Divan à Tunis

Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis (Tunisie).
Au lendemain de la Révolution, la demande s’avère importante dans ce pays “schizophrène”. Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un Frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec “prestations tarifées”, les débuts du cabinet sont mouvementés…
Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu’il lui manque une autorisation indispensable pour continuer à exercer…
Egalement projeté en salles de cinéma à partir d’aujourd’hui, Un Divan à Tunis est réalisé par Manele Labidi. La réalisatrice tunisienne souhaitait que le monde arabo-musulman soit présenté autrement qu’à travers le terrorisme, l’islamisme ou encore la question du voile.

Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne y joue le personnage principal. Dans l’émission Boomerang de France Inter, venue présenter le film, elle évoque l’exil, l’espoir, les langues.. L’actrice, qui a grandi avec le farsi et l’anglais, a appris le français en France. “J’ai un petit accent français quand je parle anglais. Même en farsi ! On dirait que je me suis plongée tellement fort dans la langue et la culture française que mon inconscient m’a un peu confus”.
Une info partagée par notre collègue, Maya Vives, coordinatrice au service Téléphone.