koshari - Connaissez-vous le koshari, célèbre plat égyptien ?

Le koshari est un plat égyptien très populaire, en vente aussi bien dans la rue que dans les grands restaurants, composé de  riz, de lentilles, de vermicelles (ou de pâtes), de pois chiches et d’oignons frits à une sauce tomate épicée.

Mélange de légumes, de céréales et de protéines végétales, cette spécialité tire sa renommée de sa consistance et de son faible prix, une assiette de koshari coûtant environ 5 livres égyptiennes (environ 30 centimes d’euro).

Selon le magazine Géo, dans un article paru en avril dernier, l’histoire du koshari est liée à celle du protectorat britannique, qui a officiellement eu lieu, de 1882 à 1922, date de l’indépendance égyptienne. Son origine provient d’un plat très prisé en Inde, le khichdi (littéralement, “quelque chose de mélangé”), qui aurait été apporté en Égypte par les soldats indiens de l’Empire britannique lors de la Première Guerre Mondiale.

À cette époque, cette recette du khichdi est vite adoptée par les différentes communautés vivant au Caire, qui se l’approprient et la colorent de leurs références culinaires. Les Italiens ajoutent à ce plat leurs aliments phare, les pâtes et la sauce tomate ; tandis que les Égyptiens l’agrémentent d’une pointe de baharat (un mélange  d’épices locaux) et de shatta (piment, coriandre, ail et persil). Le khichdi se transforme alors en koshari, cuisine égyptienne.

Ce plat est devenu si célèbre dans ce pays, qu’il a été associé à la révolution égyptienne de 2011. Les manifestants de la place Tahrir, au Caire, s’en nourrissaient presque exclusivement, au point que leur mouvement était parfois surnommé “la révolution du koshari“.

Si dans cette recette, l’accumulation de féculents peut surprendre, le secret de sa réussite réside dans l’équilibre des différentes proportions d’aliments et dans l’assaisonnement.

Voici la méthode de préparation du magazine Géo :

  • La base : lentilles vertes ou blondes (une tasse et demie), riz basmati (une tasse), vermicelles courts ou pâtes (3/4 de tasse), tous cuits séparément, puis mélangés.
  • La sauce : faire revenir deux gousses d’ail et un oignon émincé. Ajouter du coulis de tomate et quatre cuillères à soupe de vinaigre de cidre. Relever cette sauce avec un mélange d’épices à préparer soi-même. Laisser mijoter une demi-heure.
  • La touche finale : faire dorer dans l’huile deux gros oignons coupés en rondelles fines et les mélanger aux féculents. Servir chaud avec le coulis de tomate, des pois chiches (une tasse) et du persil. Relever avec une sauce pimentée de type harissa.

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Un article partagé par notre collègue Ahmed Galal, interprète en arabe.