“A Porto, où je suis né”, nous raconte aujourd’hui notre collègue Antonio Barbosa Topa, “le 23 décembre, au soir, on mangeait, comme plat principal, la fameuse morue, cuite à l’eau, avec des choux et des pommes de terre comme accompagnement.
Au dessert, lorsque la situation économique le permettait (Antonio Topa ayant grandi pendant le régime fasciste), il y avait de la crème brûlée, “aletria” (de très fines pâtes, comme des cheveux d’ange, mais sucrées), du “bolo-rei” (gâteau du roi) et des “rabanadas” (du pain perdu) de deux sortes : confectionnées au lait ou au vin !
Et on terminait avec un petit coup de vin de Porto, grand-mère et petits-enfants compris !
Mais attention : même si le Portugal est très petit en surface, les Portugais ne fêtent pas Noël ou le Nouvel An de la même manière.
Au nord de Porto, beaucoup de localités mangent du poulpe, soit cuit, soit au four et aussi la fameuse morue. Les gens au sud, notamment à Lisbonne, ont l’habitude de manger de la dinde.
Ceci dit, le trait d’union est la morue ! C’est que je mange impérativement le 23 décembre au soir. Et ce qui est curieux, c’est qu’au Portugal, je détestais la “bête” et, ici, je ne peux pas m’en passer ! Pour mes enfants, Miguel et Magda, nés en France, on ne leur imposait pas ce sacrifice. D’ailleurs, aucun d’eux n’aime le poisson !”
Un témoignage écrit par notre collègue, Antonio Barbosa Topa, interprète en portugais et espagnol.