Le Nouvel An est une des plus grandes fêtes de la Russie. La soirée du 31 décembre au 1er janvier est unanimement célébrée à travers tout le pays malgré les différences culturelles, religieuses et ethniques du peuple russe.
Alors que jusqu’à la fin du XVIe siècle, la nouvelle année était fêtée en mars, basée sur le calendrier des travaux agricoles, le tsar Pierre Le Grand la fixa au 1er janvier, en 1699, calquée sur l’Occident. Le réveillon prit une dimension très importante sous le pouvoir soviétique, lorsque Noël fut interdit en 1929 et que les festivités traditionnelles de ce jour furent transposées à ce passage vers la nouvelle année. Aujourd’hui, même si la fête de Noël est de nouveau pratiquée par les fidèles orthodoxes, le Nouvel An reste une date majeure pour les Russes et c’est une grande période de congés nationaux.
Les traditions du Nouvel An russe sont similaires à celles des Occidentaux pour fêter Noël. Les sapins sont présents sur toutes les places publiques, dans toutes les écoles et les maisons. Une chanson est traditionnellement entonnée par les enfants autour de l’arbre, intitulée « Le petit sapin a froid en hiver ».
Semblable au Père Noël, Le Père Dugel (Ded Moroz), à la barbe blanche et au costume rouge ou bleu, apporte des jouets aux enfants, accompagné de sa petite-fille Snegourotchka, coiffée d’une longue natte blanche, comme dans la photo ci-dessous.
5e0b2d8b5199100dd73ca4a1 300x226 - Comment fête-t-on le Nouvel An... en Russie ?
Au soir du 31 décembre, un dîner a lieu en famille ou avec des amis. Le repas est un buffet agrémenté de nombreux plats, dont l’incontournable salade “olivier” russe, cuisinée une seule fois par an, composée de pommes de terre cuites, de concombres salés, de kolbassa (saucisson), de petits pois et de mayonnaise. Une salade de hareng en manteau est aussi dégustée à cette occasion, accompagnée de la célèbre vodka, élément indispensable du repas.
Vers 23 heures, chaque famille allume la télévision pour regarder les vœux officiels de Vladimir Poutine, le président, avant que les cloches du Kremlin ne sonnent la nouvelle année et que des feux d’artifice ne soient tirés dans les grands lieux publics.
Cette période est aussi vue comme la fête des enfants et les écoles du pays organisent des réjouissances où les élèves se déguisent en héros véhiculant des valeurs positives.
Bonne année ! S Novym godom !