Yennayer (yen, « premier », et ayer, « mois ») est le premier jour de l’an du calendrier agraire berbère utilisé depuis l’Antiquité, célébré entre le 11 et le 13 janvier selon les régions. Cette journée fait mémoire de l’installation de ce peuple en Égypte, en 950 avant J.-C, où le roi berbère Sheshonq Ier devint pharaon d’Égypte. Ce qui fait que ce 12 janvier, les Algériens entreront en l’an 2970.

Cette date correspond à la période de fin des labours et marque l’entrée dans le cycle humide. Il signale aussi les débuts de la remontée du soleil et du rallongement des jours, introduisant un signe d’espoir pour une meilleure année.
Yennayer est axé sur le thème de l’abondance et de la prospérité de l’année à venir. Tandis que la veille de cette fête, le repas est frugal, le jour-même, la table est copieuse, en signe de richesse et de fertilité. La plupart des Algériens dégustent de la volaille sacrifiée, accompagnant un couscous avec 7 légumes secs.
En Algérie, trois dates du Nouvel an sont possibles, correspondant à trois calendriers différents : le calendrier islamique, le calendrier julien et le calendrier berbère.
Parmi ces trois fêtes, le Nouvel an berbère ou Yennayer est la fête la plus populaire. Autrefois uniquement célébré dans les régions berbères, ce jour, férié depuis 2018, rassemble aujourd’hui toute la population algérienne.
Pour en savoir davantage sur la reconnaissance de Yennayer par l’Etat algérien, découvrez, en pièce-jointe, cet article partagé par notre collègue, Omar Haouchine, interprète en kabyle et arabe : Effets médiatiques Yennayer